Pourquoi la non-lucrativité ? (vidéo)

Le 24 septembre 2020

Une société commerciale à but non lucratif ? Oui, je sais : c’est quoi ce truc chelou encore qu’il nous sort lui. 

Et ben c’est une structure qui a la forme juridique d’une société commerciale mais qui, par ses règles internes, ses statuts, réinvestit 100% de ses bénéfices.

Et le truc marrant c’est qu’en droit français ça n’existe pas !

On a dû inventer ces règles. Ouais ouais, on invente des règles, c’est comme ça ! D’ailleurs concrètement, on n’a pas le droit d’écrire dans les statuts que Time ne distribuera pas de bénéfices. Car c’est une décision qui doit revenir aux associés. Mais du coup, dans nos statuts, on avait le droit de mettre une condition. Alors on a écrit que tous les bénéfice seront systématiquement réinvestis tant qu’on n’a pas atteint un écart de température de 0 degrés par rapport aux années 1850-1900.

Autant vous dire que ça va être chaud ! Sans aucun jeu de mots, évidemment. 

Chez Time for the planet, les associés de la société renoncent donc volontairement à se distribuer les bénéfices générés.

Pourquoi ? 

Parce qu’ils estiment, à juste titre, que l’urgence est absolue. Et qu’il est prioritaire d’investir tous les moyens dont nous disposons dans la survie et l’épanouissement de notre espèce.
Parce que dans une situation extrême, chaque euro compte, et que nous devons mettre sur la balance tout ce qu’il est possible d’y mettre, pendant qu’il est encore possible de le faire.  

Mais pourquoi les mecs investissent si ça leur rapporte rien ?

Et bien peut être parce que vivre dans un monde vivable est plus urgent que beaucoup d’autres trucs :). Mais peut être pour pleins d’autres raisons. On n’est pas dans la tête des gens. En tout cas, ce que ça prouve, c’est que l’humain n’est pas motivé que par la thune : vous, moi et visiblement beaucoup d’autres personnes ont d’autres motivations.

En fait on pense (et on n’est pas les seuls) que l’homme est multipassionnel, c’est à dire qu’il y a de nombreuses choses qui vont guider et motiver ses choix. C’est sûr que dans les vieux livres d’économie tout poussiéreux c’est plus simple de partir du principe qu’on fait un choix économique en fonction uniquement du gain financier mais dans la vraie vie les émotions, les espoirs, les motivations désintéressées, etc… vont rentrer en compte ! 

En fait,le point commun de tous les actionnaires de Time c’est qu’en son sein, l’argent est vu comme un moyen d’action et non comme une fin en soi !

Plus il y a d’argent utilisable pour faire des actions et plus il sera possible d’impacter positivement.

Ca c’est au niveau de Time, la société mère.

Au niveau d’en dessous, Time crée avec des scientifique et des entrepreneurs, des sociétés filles : des filiales. Elles ont vocation à développer et diffuser un bien ou un service qui lutte pour la diminution des gaz à effet de serre, de la consommation d’énergie ou pour trouver des alternatives aux ressources épuisables

.

Ces entreprises ont évidemment vocation à gagner de l’argent. Il faut qu’elles puissent payer décemment leurs salariés pour avoir le plus d’impact possible, le plus vite possible.
Parce qu’avant l’argent, la clef de tout, c’est évidemment l’humain. Et la façon dont nous orientons notre intelligence collectivement !

Le résultat de ces entreprises est calculé sur leur capacité à diminuer les émissions de CO2 par rapport aux bien et services de l’ancien monde. Pour ça on a inventé le TRP : le Taux de Retour pour la Planète. C’est un rapport entre le CO2 (ou équivalent) économisé ou capté par euro investi. Plus l’entreprise capte de CO2 en utilisant le moins d’argent possible, plus elle est efficace !

Le constat est simple : ce qui cause le désastre écologique actuel, c’est notre besoin intrinsèque d’infini. Et on le sait, les entreprises en sont les premières victimes, puisque, par essence, elle doivent en permanence chercher à croître.

Forcément, dans cette logique, il arrive un moment où les choix sont mauvais au regard de notre environnement. 

C’est aussi pour cela que nous avons choisi de soulager les entreprises que nous créons. De les alléger de cette course effrénée vers l’infini.

Puisque le partage des bénéfices est juridiquement rendu impossible par nos statuts, on peut se concentrer sur la seule performance qui compte : celle qui est environnementale.

A la fin, la part de bénéfices que génèrent les entreprises filiales de Time for the Planet et qui lui revient est directement utilisée pour créer de nouvelles entreprises. Pas de débats possibles. Les actionnaires se sont tous mis d’accord sur ce point dès le départ.

La non lucrativité ce n’est donc pas le bénévolat et l’argent jetté par les fenêtres, ça signifie juste qu’aucun associé ne va en tirer profit !

Si vous avez d’autres questions sur la non lucrativité, n’hésitez pas à les poser en commentaire. 

Merci. 

It’s TIme for the Planet !

Nos autres articles à propos de "Principes fondateurs" :

Devenir associé : Lutter à grande échelle contre le changement climatique

Go !arrow_forward